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Qu'est ce que l'anesthésie générale ?

Avant de bénéficier d’une chirurgie à l’hôpital ou à la clinique, vous allez profiter d’une anesthésie générale. C’est un ensemble de techniques qui vous permettent de ne pas être conscient de la chirurgie, de vous éviter toutes sensations douloureuses et d’anticiper les conséquences de ces actes (anxiété, douleur, vomissements).
L’anesthésie générale consiste à obtenir une perte réversible de conscience (le « sommeil ») associée à une atténuation voir une abolition de la réponse neurovégétative (réaction du corps face à une stimulation douloureuse) et associée ou non à un relâchement musculaire.

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La connaissance des drogues d'anesthésie

Ces différentes composantes que sont la conscience, la réaction à la douleur et la tonicité musculaire nécessitent l’utilisation de médicaments spécialisés appelés drogues d’anesthésies et ne pouvant à ce jour être utilisées et administrées que par deux catégories de professionnels de santé que sont le médecin anesthésiste et l’infirmier(e) anesthésiste. Seul le médecin anesthésiste et l’infirmier(e) anesthésiste possèdent les connaissances physiologiques et pharmacologiques nécessaires aux choix des produits utilisés et à leur manipulation en toute sécurité.

Beaucoup d’exemples relayés par la presse ont mis en lumière la nécessité de personnels qualifiés, spécialisés et en nombre suffisant pour pratiquer l’anesthésie. Le plus connu étant l’administration d’un hypnotique à forte dose, par un médecin NON anesthésiste ayant provoqué le décès d’un célèbre chanteur américain.

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Les étapes de l'anesthésie générale

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  1. La préparation à l'anesthésie

    L’anesthésiste (infirmier(e) ou médecin) va vous appliquer un masque sur le visage et vous demander de respirer par le biais de celui-ci. Il s’agit d’une étape importante car elle prépare l’anesthésie en enrichissant votre organisme uniquement en oxygène.
    Vous devez comprendre ce que ce n’est pas par le masque que l’on vous endort, ou alors à de très rares exceptions.

  2. Le début de l’anesthésie (appelé induction)

    L’anesthésiste (infirmier(e) ou médecin) va vous injecter par le biais de la perfusion posée précédement, dans un ordre particulier et réfléchi, différents médicaments d’anesthésiant à des doses adaptées à votre morphologie (taille/poids), aux nécessités opératoires, à vos particularités (autres maladies comme l’hypertension….). Ces différents produits vont vous faire perdre conscience en quelques secondes et diminuer votre respiration jusqu’à son arrêt. C’est pour cela que la phase de préoxygénation sus citée est si importante.

  3. Une fois que vous dormez

    L’anesthésiste (médecin ou infirmier(e)) va alors installer dans votre bouche un système relié à une machine (un respirateur d’anesthésie) qui va vous faire respirer de quelques minutes à plusieurs heures. C’est la prise de contrôle des voies aériennes. Pour cela il va utiliser un laryngoscope et installer un tuyau (la sonde d’intubation) entre vos cordes vocales. C’est la raison pour laquelle vous pouvez à quelques occasions avoir une sensation d’irritation et de gêne à la gorge pendant quelques jours après une opération.
    Les différents médicaments d’anesthésie ont une durée de vie (efficacité) très variable suivant votre âge, votre état nutritif, votre état de santé général, voire même suivant votre température corporelle. L’anesthésiste (médecin ou infirmier), durant toute l’opération, va surveiller et consigner votre état de santé, minute par minute, et réinjecter les médicaments d’anesthésie nécessaires au bon déroulement de l’opération.

  4. Le réveil

    Après l’opération, l’anesthésiste (médecin ou infirmier(e)) a pour mission de vous permettre de retrouver vos fonctions vitales spontanées. Vous allez donc reprendre votre respiration, retrouver votre pression artérielle habituelle (tension), reprendre conscience. Il décide alors, quand il vous estime capable de le faire de vous même, d’arrêter la respiration artificielle et vous retire le matériel qui vous y aidait. Il vous amène alors en salle de réveil (SSPI: Salle de Surveillance Post-Interventionnelle). Ce n’est qu’à l’issue d’un délai plus ou moins long que vous retournerez dans votre chambre, sur décision du médecin anesthésiste, et où la surveillance sera poursuivie par les infirmières du service.