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Infirmier(e) anesthésiste,

60 ans d'histoire...

1930
Avant la seconde guerre mondiale...
L’anesthésie était réalisée sous l’égide du chirurgien par du personnel peu formé, dans le meilleur des cas une infirmière mais très rarement par un médecin. La mortalité en anesthésie à cette époque est considérable!
1944
Le débarquement de normandie...
En 1944 avec le débarquement sur les plages de Normandie, le peuple Français voit arriver les soldats de la coalition. Parmi elle, ceux de l’armée américaine qui compte alors dans son corps sanitaire des médecins et des infirmier(e)s anesthésistes avec un matériel considérable. Cette nouvelle manière d’organiser les équipes de soin et plus particulièrement d’anesthésie annonce le début d’une nouvelle ère dans le domaine de la santé en France et en Europe.

En 1947, sous cette influence, la France décide d’ouvrir un enseignement commun dédié à l’anesthésie à la faculté de Paris. Destiné aux médecins, aux sages-femmes et aux infirmier(e)s, il est clôturé par l’obtention d’une attestation d’études. Cet enseignement commun aboutira en 1949 à la création d’une formation spécifique pour les paramédicaux. L’hôpital de Saint-Germain-en-Laye ouvre le premier établissement de formation diplômant des aides anesthésistes. La formation dure alors un an. Dans la foulée, les Infirmier(e)s Aide Anesthésistes rentrent dans le corps des infirmier(e)s spécialisé(e)s et vont bénéficier d’un statut particulier avec leur propre filière ainsi qu’une représentativité de droit par l’intermédiaire de leur syndicat professionnel créé en 1951 par Madame Anne de Casamajor.
1950
Développement de la spécialité médicale
Les années 50-60 voient se développer la spécialité médicale de l’anesthésie et de la réanimation.
1950
Début de la remise en cause
de la profession par le corps médicale
Le professeur Baumann, chirurgien, fait une communication à l’académie de médecine demandant la suppression progressive des infirmier(e)s aide-anesthésistes. Cette prise de position fait débat dans la presse. Le ministère s’oppose à cette proposition et continue de travailler avec les représentants de la profession à la préparation d’un nouveau programme d’études, qui voit le jour en 1971.

1972
Ouverture des écoles
dans les régions de France
Ce programme entraîne l’ouverture de plusieurs écoles dans différentes régions de France mettant fin à l’exclusivité de formation délivrée à la faculté de médecine de Paris (1972). La formation dépend désormais de l’Administration de l’Assistance Publique. Nouvelle remise en cause
1974
Nouvelle remise en cause
Les médecins anesthésistes voient évoluer leur cursus de formation. Alors que les Infirmier(e)s Aides Anesthésistes occupent une place légitime dans les prises en charge anesthésiques, les médecins déposent au Parlement un amendement qui prévoit de faire entrer les infirmier(e)s anesthésistes (IAA) dans un cadre en voie d’extinction. La mobilisation des IAA est immédiate, elle entraîne celle des directeurs d’hôpitaux de la Fédération hospitalière de France. L’amendement est retiré in extremis. Les médecins anesthésistes voient évoluer leur cursus de formation.
1974
Jusqu'à la fin des années 80
La France possède 23 écoles civiles et militaires. La formation est toujours de 24 mois. La profession se structure mais reste toujours dans l’ombre des Médecins Anesthésistes. Lors de la refonte du décret relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier, les médecins anesthésistes demandent le retrait d’ « anesthésie générale » de la liste des actes des infirmier(e)s anesthésistes. A l’initiative du syndicat professionnel de l’époque, une liste exhaustive et détaillée de plus de « 100 gestes contribuant à la réalisation de l’anesthésie » est présentée. Devant la pertinence, et face à la réalité de ce texte, l’Académie de médecine capitule et décide de maintenir le seul terme « anesthésie générale ».
Aout 1988 : modification du décret instituant l’exclusivité de compétence pour la pratique de l’anesthésie aux seuls infirmiers titulaires du certificat de spécialisation en anesthésie-réanimation. Les Infirmier(e)s Aide Anesthésistes deviennent les Infirmier(e)s Spécialisé(e)s en Anesthésie-Réanimation : les ISAR. Depuis la profession d’infirmier(e) anesthésiste n’est plus contestée directement dans son existence.
1990
Des années 90 à nos jours
C’est en 1991 avec la création du Diplôme d’Etat D’Infirmier(e) Anesthésiste que les ISAR deviennent les IADE, terme utilisé actuellement pour INFIRMIER(E) ANESTHESISTE DIPLOME(E) D’ETAT.

Dans la foulée, et avec la nécessité d’améliorer la sécurité du patient en Anesthésie, la Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR), le Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes (SNIA) et le Comité d’entente des écoles d’infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat (CEEIADE) rédigent en 1994 des recommandations de bonnes pratiques en Anesthésie Réanimation.

L’infirmier(e) anesthésiste se présente de manière légitime comme un partenaire ayant une réelle autonomie, tout en ayant un rôle exclusif et à haute technicité auprès des médecins anesthésistes réanimateurs au bloc opératoire, des médecins urgentistes au sein des équipes mobiles d’urgences, ainsi que des équipes référentes dans la prise en charge de la douleur. Ayant des responsabilités en pharmacovigilance, hémovigilance, matériovigilance, encadrement, ils assurent de par leur formation une relation spécifique auprès du patient et sont garants d’une sécurité optimale au décours de tout acte d’anesthésie, de réanimation et d’urgence.

Actuellement il existe 27 « écoles » civiles et 2 militaires, qui forment environ 500 infirmiers anesthésistes par an. Pour y accéder, nécessité d’être infirmier(e) diplômé d’état ou sage-femme, d’avoir exercé au minimum 2 ans et de réussir le concours d’entrée.
2010
L'avenir de la profession
Proposition du protocole « Bachelot », mise en place du système LMD : Les IADE se mobilisent de nouveau de manière importante pour la défense de leur profession : Faire reconnaître sa pénibilité, l’exclusivité de compétence et l’accession au niveau Master comme prévu par les accords européens. Les Français(e)s découvrent pour la première fois ce que sont les Infirmier(e)s Anesthésistes.
2014
Obtention du grade Master
Avec l’obtention du Grade Master en Décembre 2014, la profession obtient la reconnaissance d’un niveau d’étude BAC+5.

La reconnaissance de ce niveau au sein du système universitaire Licence Master Doctorat légitime la haute qualification des IADE.
2015
Nouvelle loi santé
La nouvelle loi Santé et son article 30, entre autres, souhaite une restructuration de l’architecture des professions paramédicales notamment par la mise en place d’Infirmiers de « Pratique avancée ». Ces infirmiers diplômés d’état auraient la possibilité de se « spécialiser » par l’intermédiaire d’une formation qui leur validerait un cursus universitaire de niveau Master. Cette nouvelle profession obtiendrait alors une autonomie de pratique, un niveau d’étude et une grille indiciaire correspondant à un niveau Master. La Profession d’Infirmier(e) Anesthésiste est quant à elle purement et simplement mise de côté dans ce processus de modernisation de notre système de santé...
Un(e) Infirmier(e) Anesthésiste Diplômé(e) d’Etat c’est pourtant :

Un cursus minimal de 7 ans... 5 ans d’études pour un infirmier, 7 pour une sage-femme avec l’obtention de deux diplômes d’état.

2016
Depuis 60 ans, nous sommes les garants de votre sécurité
Depuis 60 ans nous sommes les précurseurs de ces pratiques avancées! Depuis 60 ans notre formation n’a cessé d’évoluer tout comme notre identité professionnelle.

Notre autonomie de pratique, notre expertise et nos compétences en anesthésie-réanimation et soins d’urgences méritent d’être reconnues à leur juste valeur car elles vous assurent au quotidien une prise en charge de qualité, en toute sécurité.